21/04/2010

Saintes - Charente Maritime

La Charente et les gabares

En se promenant sur les quais, nous remarquons la gabarre "Ville de Saintes".

C’est une bonne occasion pour faire connaissance avec ce type de bateau très populaire dans la région.

Ce bateau est de construction récente et est destiné au tourisme fluvial.

Sur un panneau d’information très bien fait, placé près de l’embarcadère, on peut lire l’histoire des gabarres.

On y apprend que :

‘’Le terme de gabare désigne de façon indistincte les embarcations strictement fluviales de toute la France atlantique, sans présumer de leur forme.                

Ces gabares transportaient autrefois les marchandises qui, pour la Charente, sont traditionnellement le sel, les vins et eaux-de-vie, les pierres calcaires, les céramiques de la Chapelle-des-Pots, le chêne du Limousin pour la tonnellerie, mais aussi, du 17ème au 19èmesiècles, le ravitaillement et les canons des fonderies de Ruelle destinés à l’arsenal de Rochefort…

L’usage de la voile, portée par un  mât inclinable pour permettre le passage sous les ponts, était souvent associé au halage.’’



Un personnage célèbre, Bernard Palissy

Bernard Palissy (1510–1590) avait installé son atelier de céramique à Saintes.

La légende dit que pour découvrir le secret de l’émail, il brûla ses meubles pour alimenter son four.


Cathédrale Saint Pierre

Église de l'ancien siège épiscopal, ses origines remontent à l'antiquité tardive.

Bien qu'inachevée, sa reconstruction commencée au 15ème siècle en a fait un monument majeur du gothique flamboyant, notamment par sa riche culture.

Il subsiste un bras de transept de l'édifice roman du 12ème siècle, ainsi que le cloître (13ème siècle)".

Face à ce monument, on a finalement  une impression de solidité qui défie le temps.

Dans l'histoire de la Cathédrale Saint-Pierre, on retrouve les mots incendies, remaniements, effondrement partiel, guerre de Cent Ans, guerre de religions, manque de moyens,..


Arc de Germanicus

Élevé en 18-19 après JC à l'entrée d'un pont, il avait une fonction de porte de ville à l'arrivée de la grande voie romaine venant de Lyon.

Sur l'attique, est inscrite une dédicace à l'empereur Tibère et ses neveux Germanicus et Drusus.
Sur l'entablement, figure la généalogie du donateur santon Caïus Julius Rufus.

Sauvé en 1843 par Prosper Mérimée lors de la destruction du pont, il fut démonté et reconstruit sur la rive droite.


Eglise Saint-Eutrope

L’église a été construite à partir de 1081 sous l’impulsion de l’abbaye bourguignonne de Cluny pour abriter les reliques de l’évangélisateur de la Saintonge, saint Eutrope. Consacrée par le pape Urbain II en 1096, elle devient une étape incontournable du chemin de Compostelle. A moitié démolie en 1803, l’église conserve une crypte de la fin du XIe siècle, véritable église basse à déambulatoire et chapelles rayonnantes, au-dessus de laquelle se développent, suivant le même plan, le chevet et le transept. La chapelle d’axe du chevet ainsi que le clocher construit sur le bras nord du transept sont l’œuvre d’une campagne de construction du XVe siècle. Les parties romanes de l’église ont servi de modèles lors de l’édification de bon nombre d’édifices religieux saintongeais au XIIe siècle.

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